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« Jérôme Rouger n''a pas seulement de l''audace, il a aussi un furieux talent. On rit, comme toujours chez Rouger, et soudain on se laisse happer par une émotion qui ne s''était pas annoncée » Cassandre --> L'article en entier
« Nul besoin d'être né à Terves pour goûter la drôlerie de ce voyage dans le temps. Comme une bonne madeleine au beurre charentais dont Rouger évacue la saveur nostalgique pour en faire un festin où le passé nourrit le présent : on rit beaucoup et intelligemment » L'Express --> L'article en entier
« On en profite pour vous recommander d''aller voir de toute urgence un autre artiste drôle et sensible, le non moins excellent Jérôme Rouger interprète son non-moins autobiographique spectacle « Je me souviens ». Courrez applaudir sans discuter » France-Inter
« Touchés, oui. Quoi de plus beau que de tenter d''extraire de soi une quintessence, de l''articuler, et de la polir jusqu''à l''offrir, encore palpitante de fragilité ? Un spectacle comme un cadeau, humble, juste et plein d''autodérision : une belle façon de se rappeler sa propre humanité » Les Trois Coups --> L'article en entier
« Qu’il soit pour chaque spectateur un martien ou un frère, il touche par l’authenticité de son jeu et de ses aveux, attaché qu’il est à la beauté de l’infime saisi par l’intime » Gilles Costaz - Webthea --> L'article en entier
Spectacle Coup de coeur Studio Théâtre France-Inter.com --> L'article
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« Il a l’art et une manière bien à lui de raconter des histoires. La sienne et celle des autres, et qui parle diablement à la nôtre. Par sa singularité et son originalité, Jérôme Rouger est difficilement classable. Il sait nous faire rire et nous émouvoir par petites touches, comme ça, l’air de rien » France-Inter.fr - www.radiofrance.fr/franceinter/em/studiotheatre/index.php?id=77918
« Ponctué par la projection de photos décalées comme le sont les souvenirs passés au filtre de la mémoire, le récit à l’humour omniprésent ne tombe jamais dans la mièvrerie. Ce spectacle original se joue dans la (toute) petite salle du Lucernaire, appelée « Le Paradis ». Si ce n’est pas un signe… » Télérama
« Avec deux fois rien (un projecteur de diapositives et deux balais) et beaucoup de tendresse pour ses personnages, Jérôme Rouger démontre un talent d’observation hors-pair et toujours ce côté aérien et décalé qui faisait toute la grâce de "Furie", son précédent spectacle. Son humour distingué nous offre avec beaucoup de simplicité une heure précieuse, qui nous laisse riche d’un trésor inestimable qu’on aurait retrouvé au fond d’une petite boîte » Froggys Delight - www.froggydelight.com/article-6657-3-Je_me_souviens.html
« Un voyage dans le temps qui conjugue la tendresse au mode nostalgique. Avec trois fois rien, le comédien, mis en scène par Jean-Pierre Mesnard, déroule le fil de sa mémoire pour revivre le premier baiser, les premiers espoirs, les premières envies…» Pariscope
« C’est drôle, personnel et universel » VSD
« Jérôme Rouger ouvre les portes de sa mémoire intime pour un grand déballage jubilatoire. Bien sûr, c’est Terves, mais ce pourrait être partout ailleurs. […] Jérôme Rouger est stupéfiant dans son interprétation de tout un village. Chaque scène est une surprise, subtil dosage pour engendrer la mécanique de l’humour. Avec des envolées lyriques et des moments sublimes d’émotion. Le gamin de Terves est devenu un grand acteur, habité par son rôle, comme pouvait l’être un Caubère dans « La Danse du Diable ». Impressionnant. Bravo ! » La Nouvelle République
« Jérôme Rouger ouvre les portes de sa mémoire intime pour un grand déballage jubilatoire. Grâce à ces souvenirs distillés dans un savant désordre, tout un village prend vie sous nos yeux. Bien sûr, c''est Terves, mais ce pourrait être partout ailleurs. C''est là la force de ce spectacle. Chaque scène est une surprise, subtil dosage pour engendrer la mécanique de l''humour. Avec des envolées lyriques et des moments sublimes d''émotion. Impressionnant. Bravo ! »
La Nouvelle République« Cette restitution offerte sans gommage, cette galerie de portraits d''habitants disparus ou encore vivants, ces rappels de l''histoire récente, ces rencontres éphémères d''un enfant -qui a su cultiver sa mémoire- sont autant de jeux apparents, qui suscitent le rire, parce qu''emprunts de justesse et de vérité. Mais derrière ces images fugitives et acidulées d''un enfant qui grandi, se cache une infinie tendresse d''un homme envers ceux qui l''ont accompagné. Et si le public a fait une ovation à Jérôme Rouger, c''est parce que chaque spectateur a pu se reconnaître dans cette appropriation de la petite "histoire". Celle qui permet à chaque homme de devenir ce qu''il est, un enfant de la terre." Christian Desbois - Le Courrier de l’Ouest.
Extrait du spectacle
Je ne me souviens plus du début.
Je me souviens que j’habitais à Terves, juste à côté de Bressuire, dans les Deux-Sèvres.
Je me souviens que je n’aurais voulu habiter nul part ailleurs qu’à Terves.
Je me souviens que quand j’allais en vacances, quand on me demandait d’où je venais, je disais des Deux-Sèvres, et personne ne savait jamais où c’était.
Je me souviens qu’en arrivant dans le centre de Terves, depuis Bressuire, il y a le château d’eau, en face, le champ de mon grand-père, plus bas, la salle des fêtes à gauche, la place de l’église, l’église ; en face les deux cafés, le café Jourdain, tenu par les sœurs Jourdain, Marie et Yvonne, et le café des sports, tenu par Louis Revaud et sa femme Marie Gabrielle, la cordonnerie d’Abel Niort à droite de chez Revaud, un peu plus loin, les Carlos, Jacky Poupart au fond de l’impasse, et à droite des Carlos, la maison de Marie Charruault et devant la maison, le banc. Le banc public de Terves.
Je me souviens que Marie Charruault était une veille dame, et que c’était une des seules personnes de Terves que je connaissais qui avait une bibliothèque. Je me souviens qu’elle était souvent assise sur le banc en train de lire, et que quand je passais en vélo, je m’arrêtais régulièrement pour lui parler.
Je me souviens qu’à chaque fois qu’on rentrait de vacances, notre voisin, Pierrot Billy, venait nous voir à la maison et nous demandait « Alors, vous êtes plus avancés maintenant ? ».
Je me souviens qu’on faisait de la barque sur le lac de Terves et qu’il y avait une petite île au milieu du lac d’où le comité des fêtes lançait le feu d''artifice pendant l’assemblée du village.
Je me souviens qu''une année, le lac de Terves était entièrement gelé, et on avait fait du vélo et du foot dessus.
Je me souviens qu’à sa naissance, les médecins ont dit aux parents de mon copain Gilles Colin qu’il était déficient mentalement, et qu’au bout de trois ans, on leur a dit « non, finalement, il sera normal ».
Je me souviens que Chiché est un village qui se situe à 15 kilomètres de Terves et qu’on disait tout le temps quand on voulait se moquer de quelqu’un « tu serais pas de Chiché toi ? », et que j’ai longtemps cru qu’à Chiché, on était différent et plus bête qu’ailleurs.
Je me souviens que le 10 mai 1981, mon père, qui ne manifeste jamais ses émotions, s''est levé de la chaise et a crié « ouais » lorsque le portrait de Mitterrand est apparu à la télévision.
Je me souviens que Valéry Giscard d’Estaing n’a accordé la grâce à aucun condamné à mort quand il était président.
Je me souviens que, juste avant que je rentre au collège, une petite supérette Spar s’est ouverte juste à côté du séchoir à tabac de mon grand-père, tenue par Marie Roux, la mère de celui qui distribue le fuel dans le canton.
« Un bon petit diable à la fleur de l''âge La jambe légère et l''œil polisson Et la bouche pleine de joyeux ramages Allait à la chasse aux papillons ».
Je me souviens des vinyles de Georges Brassens sur le tourne disques de la maison. « Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part …».
Je me souviens que la guerre des Malouines opposa l''Angleterre et l''Argentine.
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